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Interruption prolongée de l’exploitation de la centrale nucléaire de Gösgen

L’IFSN a pris connaissance de l’interruption de l’exploitation communiquée par la centrale nucléaire de Gösgen, et prévue jusqu’à fin février 2026. Le permis de redémarrage ne pourra être délivré qu’après que la centrale nucléaire aura fourni les justificatifs de sécurité requis et que ceux-ci auront été acceptés par l’IFSN.

KKW Gösgen hält Erdbeben der Störfallkategorie 3 stand

Dans le cadre de la modernisation technique, la centrale nucléaire de Gösgen a prévu le remplacement de clapets anti-retour dans le système d’alimentation en eau. De nouvelles méthodes de calcul ont été utilisées à cette fin. Celles-ci ont révélé une «faiblesse potentielle dans le dimensionnement du système d’alimentation en eau», qui a été signalée à l’IFSN en mars 2025. La faiblesse présumée du dimensionnement a des répercussions sur la maîtrise des ruptures d’une conduite d’eau d’alimentation. De telles ruptures sont très rares, mais elles constituent néanmoins un fondement du point de vue de la sécurité technique pour le dimensionnement de l’installation. Il s’agit donc d’une défaillance dans le cadre des règles de dimensionnement.

L’ordonnance sur l’énergie nucléaire stipule que les centrales nucléaires doivent maîtriser les défaillances de dimensionnement. Les exploitants doivent justifier que les systèmes de sécurité sont dimensionnés de manière à permettre une maîtrise sûre.

En tant qu’autorité de surveillance de la sécurité et de la sûreté nucléaires, l’IFSN examine les justificatifs fournis en tenant compte de l’état actuel de la science et de la technique. Les nouvelles connaissances sont prises en compte dans l’évaluation technique de la sécurité. Dans le cas présent, les exigences réglementaires relatives au fonctionnement des installations techniques n’ont pas changé. La centrale nucléaire de Gösgen a néanmoins utilisé de nouvelles méthodes de calcul qui correspondent à l’état actuel de la science et de la technique. Ces nouvelles méthodes de calcul ont fourni de nouveaux résultats, à savoir l’identification d’une faiblesse présumée du dimensionnement. C’est pourquoi de nouveaux justificatifs étendus – qu’il s’agisse de la charge réelle des conduites ou des renforcements éventuellement nécessaires – sont désormais requis, conformément à l’état actuel de la science et de la technique.

La centrale nucléaire ne pourra redémarrer que lorsque l’IFSN aura accepté les justificatifs de sécurité et octroyé le permis.

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